Texte biblique : Isaïe 52:13-54:17
Verset à mémoriser : « Mais il était blessé pour nos transgressions, brisé pour nos iniquités ; le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui, et c’est par ses meurtrissures que nous sommes guéris. Nous étions tous errants comme des brebis, chacun suivait sa propre voie ; et l’Éternel a fait retomber sur lui l’iniquité de nous tous. » —Ésaïe 53:5-6
Introduction:
Isaïe 52:13-53:12 est un poème célébrant le triomphe de Dieu. Le premier verset (Isaïe 52:13) affirme que le « serviteur » sera honoré et estimé. Puis, le poète renverse la perspective.
Les versets suivants brossent un tableau troublant de ce triomphe, en apparence contradictoire avec le premier. Des termes tels que « frappé », « blessé », « méprisé », « rejeté », « opprimé » et « affligé » évoquent la tristesse, la souffrance et un chagrin immense, et non la joie et la victoire. Pourtant, le paradoxe est le suivant : c’est précisément à travers l’extrême douleur et la souffrance du sacrifice de Jésus que réside notre plus grande joie, et en vérité le plus grand triomphe de Dieu !
La violence des mots employés dans ce passage semble avoir été conçue pour nous surprendre, pour nous secouer et nous faire prendre conscience de l'importance de ce que Dieu a fait pour nous. (En effet, la traduction du mot « asperger » dans Isaïe 52:15 signifie « surprendre ».)
À maintes reprises, Isaïe a fait allusion à la venue de « quelqu'un » (Isaïe 42.1-6 ; 49.1-6 ; 50.4-9), mais à présent, il s'adresse avec force au peuple de Dieu en annonçant que le bras du Seigneur se révèle en un serviteur qui sera immolé comme un agneau et portera les péchés de beaucoup. Le poème s'achève en Isaïe 53.12, soulignant le triomphe de cette situation et, comme dans toute guerre, le butin revient au vainqueur !
Isaïe 54 est le premier volet d'une trilogie de promesses et de châtiments concernant le Serviteur-Messie. On y trouve un magnifique chant d'amour de Dieu à son épouse égarée, Israël, qui a commis l'adultère en se tournant vers d'autres dieux. Yahvé y exprime tout ce qu'il a fait pour la ramener à lui et tout ce qu'il prévoit de faire pour rétablir sa place auprès de lui. Israël sera restaurée lorsque le Messie sera révélé et qu'il établira enfin le Royaume de Dieu. La joie éternelle, la fécondité et la confiance seront alors rendues au peuple élu et racheté de Dieu.
Étudier la Parole
- De quel serviteur parlait Isaïe ? (Isaïe 52:13 ; Actes 8:26-35)
- Pourquoi Isaïe commence-t-il son discours sur la douleur et la souffrance du Serviteur en annonçant le triomphe qui en sera l’issue finale ? (Isaïe 52:13 ; Philippiens 2:5-11 ; Colossiens 2:15 ; Apocalypse 5:12)
- Pourquoi n’a-t-on pas cru à la bonne nouvelle d’un Sauveur ? (Ésaïe 53:1 ; Jean 1:10-11 ; 12:38-41 ; Jérémie 6:10 ; Ézéchiel 12:2 ; Romains 10:16-21)
- Comparez les caractéristiques du Sauveur décrites dans Ésaïe 53:2, Ésaïe 50:6 et 52:14 à ce que ses caractéristiques physiques devaient être d'après les récits de Jean 18:22, 19:1, 3 ; Matthieu 26:67, 27:26 ; Marc 15:15, 14:65 ; et Luc 22:63.
- Quelles furent les réactions négatives du peuple envers le Sauveur ? (Ésaïe 53:3 ; Matthieu 21:42 ; Marc 6:3 ; Luc 17:25)
- Bien que le mot « aspersion » (Ésaïe 52:15) puisse se traduire par « surprendre », examinez son lien avec une purification spirituelle (Ézéchiel 36:25 ; Tite 3:5 ; Hébreux 9:14)
- Au cœur du système religieux d’Israël se trouvait le sacrifice d’un animal innocent pour les péchés des hommes. En quoi le Serviteur est-il devenu semblable à cet animal sacrifié ? (Ésaïe 53.4-8 ; 1 Pierre 3.18 ; 2.24 ; 2 Corinthiens 5.21 ; Galates 3.13)
- Quel type de restauration est promis à l’Église, l’épouse infidèle de Dieu ? (Ésaïe 54:1-5 ; 52:3 ; Galates 4:27-28)